Le Président Félix Antoine Tshisekedi invité à tenir compte de la participation de la femme dans les instances de décision

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Les africaines

Interrogées, quelques femmes de la commune de Kalamu à Kinshasa, souhaitent que l’équilibre soit être établi entre les hommes et les femmes qui seront nommés dans le 1er gouvernement qui sera mis en place.

Le Président de la RDC Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo est invité à tenir compte de la participation de la femme aux différentes instances de décision de la République, telle que recommandée par la Constitution de ce pays.

C’est l’avis exprimé par quelques femmes de la commune de Kalamu à Kinshasa, interrogées par l’ACP sur l’élection présidentielle du 30 décembre dernier qui a porté Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo à la magistrature suprême.

Elles ont déploré la faible participation de leurs paires au futur Parlement, eu égard aux résultats obtenus aux dernières élections législatives et provinciales, demandant au nouveau Chef de l’Etat de la RDC de rétablir cet équilibre mainte fois rompu, notamment dans les secteurs de prise de décision où les femmes sont  souvent éloignées.

Pour ces femmes, l’équilibre doit être établi entre les hommes et les femmes qui seront nommés dans le 1er gouvernement que mettra en place, le Premier ministre qui sera désigné par Félix Antoine Tshisekedi  Tshilombo. «Dans le cadre de ses prérogatives de réorganiser les différentes structures de l’Etat notamment les entreprises publiques, le Président de la République est appelé à tenir compte du concept  Gender», ont-elles exhorté, avant d’exprimer leur satisfaction de l’alternance politique et du déroulement de la cérémonie de passation du pouvoir dans la paix.

Les femmes ont enfin réitéré leur soutien au nouveau Président de la République pour toutes les actions qu’il entreprendra dans l’intérêt de la population, ce qui confirmerait l’idéologie de feu Etienne Tshisekedi wa Mulumba, «le peuple d’abord», dont il est le digne héritier.

Le social avant tout 

Ces femmes ont reconnu que la situation sociale trouvée par le Président de la République à sa prise de fonction est très difficile. Elles se sont dites, par ailleurs, optimistes que Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo sera capable  de relever la pente et d’améliorer le panier de ménagère.

«Le salaire que touchent nos maris qui sont, entre autres, fonctionnaires, militaires, policiers et enseignants, n’est pas suffisant pour couvrir les deux bouts du mois dans nos ménages. Ceci devra être la priorité du Président de la République», ont-elles souligné.

Dans le même chapitre, elles ont soutenu que «la délinquance juvénile au sein de la société congolaise est liée à la pauvreté qui fait que certains parents n’arrivent plus à envoyer leurs enfants à l’école, faute de moyens».

D’où l’impérieuse nécessité de rendre effective la gratuité de l’enseignement primaire et secondaire afin de mettre un terme au vagabondage des enfants et au phénomène «enfants de la rue». Il est de même du suivi de ces derniers par des structures de récupération et de rééducation.

Les obstacles à l’élection des femmes aux législatives nationales 

Par ailleurs, de nombreuses personnes abordées par l’ACP à propos de la faible élection des femmes aux législatives nationales et provinciales de décembre dernier, attribuent ce résultat au manque des ressources financières, à l’hégémonie masculine, aux préjugés selon lesquels les femmes politiques affichent parfois un comportement qui frise la légèreté, l’orgueil et l’absence de la culture de redevabilité.

Le score de 50 femmes élues contre 435 hommes à la députation nationale,  soit 10% de l’effectif à l’Assemblée nationale, est un envoi aux calendes grecques, de l’espoir qu’ont nourri les militantes des droits des femmes de voir la gente féminine accéder grâce à sa participation au processus électoral aux organes de prise des décisions.

La mise en œuvre de la loi sur la parité étant encore butée à de nombreuses embuches, la population émet le vœu de voir l’autorité suprême du pays prendre des mesures de cooptation, comme c’est le cas avec les chefs coutumiers, dans les assemblées provinciales où l’application des listes zébrées par les partis politique lors des présentations des candidatures à la CENI.

SOURCE ACP


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