32 ème Sommet de l’Union africaine : la femme au cœur du rapport du président de la Commission de l’UA, Salah Faki Mahamat

Publicités
Les africaines

Dans son rapport présenté aux chefs d’Etat et de gouvernement des Etats membres réunis lors du 32ème Sommet, dimanche à Addis Abeba le président de la Commission de l’UA, Salah Faki Mahamat est largement revenu sur la promotion, l’autonomisation de la femme africaine.

Voici un passage du rapport destiné aux  femmes d’Afrique :

La promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes et l’autonomisation des femmes

  1. a) Mise en oeuvre du Protocole de Maputo sur les droits des femmes

Les questions liées à l’égalité entre les femmes et les hommes ont continué d’attirer l’attention de la Commission et d’autres organes de l’Union, conformément aux instruments pertinents de l’UA. L’une des principales activités entreprises au cours de cette période concerne la tenue, les 12 et 13 décembre 2018, à Addis-Abeba, d’une consultation de haut niveau pour accélérer la ratification, l’appropriation et la mise en oeuvre du Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique (Protocole de Maputo).

  1. b) Égalité entre les femmes et les hommes au sein des structures de gouvernance en Afrique

Outre sa valeur intrinsèque, la participation des femmes est essentielle à la formulation de politiques efficaces qui répondent aux besoins différents des hommes et des femmes. Je note avec satisfaction que l’Afrique a fait des progrès considérables en ce qui concerne la participation des femmes à la prise de décisions, dépassant l’Asie, le Pacifique et le Moyen-Orient. Toutefois, d’importantes variations sous-régionales persistent. En novembre 2018, 2591 parlementaires sur un total de 11037 étaient des femmes, ce qui porte la moyenne africaine de la proportion de femmes au parlement à 23 % contre 8 % en 1997. Sur 35 pays comptant plus de 33 % de femmes dans les parlements nationaux à travers le monde, on compte 9 pays africains, dont le Rwanda (61 %), la Namibie (46 %), l’Afrique du Sud (42 %), le Sénégal (42 %), le Mozambique (40 %), l’Éthiopie (39 %), la Tanzanie (37 %), le Burundi (36 %) et l’Ouganda (34 %). Bien qu’il s’agisse là d’un progrès louable, beaucoup de travail reste à faire et doit être fait pour accélérer la réalisation de la pleine égalité entre les hommes et les femmes au sein de nos parlements.

  1. c) Stratégie de l’Union africaine en matière de genre

L’UA a récemment adopté sa première Stratégie en matière de genre, reposant sur les principes suivants : maximisation des résultats, exploitation des possibilités, promotion et protection des droits de la femme, renforcement des capacités institutionnelles ainsi que la responsabilisation et la garantie aux femmes et aux filles d’une voix influente dans tous les domaines de la vie. La Commission suivra activement sa mise en oeuvre et coordonnera tous les efforts connexes avec les parties prenantes concernées.

  1. d) Fiche des scores de l’UA en matière de genre

La Fiche de scores africaine en matière de genre est un outil d’action convivial dont l’objectif principal est de fournir à la Commission et aux États membres un moyen de suivi et de responsabilisation facile à utiliser pour évaluer les progrès réalisés dans la mise en oeuvre de leurs engagements régionaux et mondiaux en matière d’égalité des sexes et d’autonomisation des femmes. La fiche de scores africaine sur l’égalité des sexes sert également à récompenser et à reconnaître les progrès réalisés dans les États membres pour avoir fait des progrès significatifs dans la réalisation des engagements de l’UA visant à réduire les inégalités sociales, économiques et politiques entre les hommes et les femmes. La fiche de scores est le résultat d’une collaboration permanente entre la Commission et un certain nombre de cadres multilatéraux.


Les africaines

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *