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Marrakech Security Forum : plaidoyer pour l’instauration de l’approche genre dans la prévention et la lutte contre la radicalisation

Les africaines

Un Comité de pilotage du Réseau international de lutte contre la radicalisation des femmes a été créé à l’occasion de la dixième édition du Marrakech Security Forum, organisé, vendredi et samedi derniers, par le Centre marocain des études stratégiques et la Fédération africaine des études stratégiques.

Initié, l’année dernière, par le Centre marocain des études stratégiques (CMES) en partenariat avec des femmes venant de tous les pays d’Europe, d’Afrique, d’Amérique et aussi d’Asie, le Réseau international de lutte contre la radicalisation des femmes a constitué son Comité de pilotage. Asmae Sebbar, chargée de projet au sein du CMES, a été élue secrétaire générale de cette nouvelle entité.

Le réseau international de lutte contre la radicalisation des femmes (Global Network Against Radicalization-GNAWR) a été ainsi constitué dans le but de la lutte contre la radicalisation des femmes. C’est dans ce sens qu’il a organisé, en partenariat avec ONU Femme Maghreb, dans le cadre des travaux du Marrakech Security Forum, un atelier qui a traité de la thématique des «Femmes et enfants dans la spirale des organisations extrémistes violentes». Les femmes membres ont également animé un atelier spécifique autour de la thématique : «Perspectives du genre dans la lutte et la prévention de l’extrémisme violent», ce qui a permis des échanges entre les femmes membres du réseau autour de plusieurs axes.

«L’expérience marocaine dans la lutte contre la radicalisation a été exposée lors de ces travaux, d’autant plus qu’il s’agit d’une expérience très riche. D’ailleurs, le Royaume est prêt à la partager avec beaucoup de pays. Ceci concerne notamment les actions menées dans la réforme du champ religieux et la formation des mourchidates et des imams. Il s’agit également de l’expérience marocaine relative à l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) et qui a inspiré plusieurs pays», souligne Asmae Sebbar.

Par ailleurs, un «appel sur le rôle, la place et l’importance de l’approche genre dans la prévention et la lutte contre la radicalisation et l’extrémisme violent» a été lancé à Marrakech. Les participants au Forum ont considéré que les femmes étaient les plus touchées par le terrorisme. Quand elles n’en sont pas les victimes directes, ce sont des membres de leurs familles qui sont frappés.

Les participants ont ainsi adopté une série de recommandations au nom du Réseau. Sur le plan international, ils ont exhorté les États à renforcer leurs engagements et stratégies afin d’impliquer les jeunes et les femmes dans les efforts de prévention contre la radicalisation. Il s’agit aussi de clarifier davantage la relation entre les concepts de terrorisme, radicalisation et extrémisme violent et de remédier à l’incertitude juridique dans la résolution sur les notions d’extradition et de poursuites. Un appel a en outre été lancé pour renforcer, dans les résolutions des Nations unies, la reconnaissance et l’importance de la dimension du genre dans la lutte antiterroriste et pour intégrer de façon transversale une approche genre sur le plan des politiques nationales, régionales et internationales pour la prévention et la lutte contre la radicalisation violente.

Sur le volet de la prévention, les recommandations émises ont appelé à instituer un plan national de prévention de l’extrémisme violent qui vise à autonomiser les jeunes et les femmes, à consolider la résilience contre l’extrémisme violent par la promotion du sens de l’identité et de l’appartenance. Elles ont souligné le rôle central des femmes dans la prévention de l’extrémisme violent et relevé que des femmes occupent de nombreux postes de responsabilité dans certains pays. Les participants ont également insisté sur la responsabilité sociale des entreprises privées dans la lutte contre la rhétorique terroriste. Ils ont souligné la nécessité d’éradiquer toutes les formes d’inégalité en tant qu’une des causes profondes du terrorisme en appelant à promouvoir «l’égalité des sexes par la revalorisation des quartiers, les emplois pour les jeunes femmes et hommes, le travail communautaire et les services de santé efficaces et décentralisés».

 

 Source le matin.ma


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